jeudi 14 février 2008

Du 25 au 27 novembre : Udaipur.

Vous vous demandiez si, un jour, vous auriez la suite de mes aventures nordiques (oui, tout est relatif...) ? Eh bien oui, les voilà, enfin ! Dans les épisodes précédents, nous assistions à la fuite de deux françaises vers des cieux plus bleus...

De Pushkar la poussiéreuse, nous sommes arrivées à Udaipur après une journée de bus que je qualifierais d'épuisante, de dangereuse, d'inquiétante... Mais nous étions arrivées, et nous avions trouvé un hôtel tout à fait charmante au pied du palais des Maharaja d'Udaipur. Les remparts servaient à faire grimper les rosiers... grimpants de nos hôtes, le jardin était frais, la chambre propre, claire et joliment décorée, le resto sur la terrasse sympa, la ville semblait calme, du rickshaw on a aperçu un éléphant... En plus, c'était la saison des mariages, on a donc vu quelques processions en ville... Voilà ce que j'appelle, moi, le charme du Rajasthan !


Photobucket
L'hôtel

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket



Le lendemain matin, nous avons décidé de passer aux choses sérieuses. Le palais. Depuis le temps que j'en rêvais, des palais du Rajasthan... Eh bien, à commencer par Udaipur, je n'ai pas été déçue ! Un palais blanc, dans la pure architecture rajpoute (l'ethnie du Rajasthan, celle des Maharajah qui nous font rêver), de la dentelle de pierre, des incrustations de petits miroirs dans les plus belles salles, du mobilier que j'aurais bien embarqué... Un vrai labyrinthe de salles de couloirs, de petites cours, de terrasses, de jardins... Ganesh, qui était là aussi, dans une petite boutique qui lui était entièrement réservé dans les appartements des femmes, la Zenana... On se sentait facilement transportée deux siècles en arrière, quand les Rajpoutes étaient à l'apogée de leur puissance et de leur richesse... On imaginait sans problème la vie de la cour...




La suite, dans l'après-midi, sera le Bagore Ki Haveli, soit le Haveli (maison bourgeoise de centre-ville) de la famille Bagore, transformé en musée par le gouvernement du Rajasthan. Et pour une fois, c'était une visite qui valait le coup, pas un bâtiment vide, mais une belle et grande maison pleine de charme et de beaux meubles, et de belles tentures, et d'expos intéressantes... Avec en plus une vue superbe sur le lac d'Udaipur, le Lake Palace, et les ghâts (marches) des lavandières... Le mieux, c'est qu'à l'arrivée on était accueillies par un éléphant !! Et le soir, dans ce même Haveli, spectacle de danse et de marionnettes traditionnelles du Rajasthan... Et là, vous avez même le droit à une vidéo !






Et la dernière étape à Udaipur, ça sera une matinée de shopping, puis la visite du temple, avec ses scènes du Kama-Sutra qui attirent les touristes comme des mouches, et ses saddhus (hommes saints / renonçants hindous).


Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket


La suite, au prochain épisode, c'est une nuit de bus vers Jaisalmer, autre cité du Rajasthan, tout à l'ouest...

lundi 28 janvier 2008

Du 23 au 25 Novembre : la "Pushkar Camel Fair"

Rappelez-vous (oui, je sais, ça fait bien longtemps...), je vous avais abandonné à la descente du train, à l'arrivée à Ajmer, avec seulement quelques heures de retard. Mais je ne vous avais pas expliqué ce que je pouvais bien aller faire à Ajmer. Ajmer, c'est une petite ville poussiéreuse et bien peu accueillante du Rajasthan. Ca donne envie, n'est-ce pas ? Et si j'y étais, c'était juste pour passer quelques nuits dans un hôtel un peu kitsch, nos journées allant être consacrées à la "Pushkar Camel Fair", soit la Foire aux Chameaux de Pushkar, petit bled pas loin d'Ajmer. Tout le monde suit ?

Nous sommes donc arrivées, nous nous sommes installées, avons mangé dans le restaurant de l'hôtel, décoré de guirlandes de Noël qui étaient probablement là toute l'année et d'autocollants Walt Disney... Pourquoi pas, après tout ? Et la nourriture n'était pas mauvaise, donc on allait certainement revenir.

Après un passage assez ubuesque par la poste (je devais poster un dossier de bourses pour papa-maman et il m'a fallu passer par au moins quatre guichets : un qui ne voulait pas me vendre de timbres, un qui voulait bien m'en vendre, mais qui n'avait pas de colle, un pour la colle, et un quatrième pour poster l'enveloppe, et pour permettre au postier de revérifier que j'avais bien tous les timbres qu'il fallait. L'efficacité indienne à son paroxysme, quoi...), nous avons pris un bus (tout aussi improbable, même pour un bus indien) qui était censé nous emmener jusqu'au site de la foire, mais s'est arrêté à la moitié du chemin. Déjà, on sentait que ça commençait bien. Un autre bus est finalement passé, on est montées dedans avant qu'il ne disparaisse (on sait jamais, le Rajasthan est un désert, ça aurait pu être un mirage...), et, miracle, il nous a emmenées jusqu'à destination. Enfin plus ou moins, c'est-à-dire jusqu'à l'extérieur du village, fermé au traffic à cause de tous les touristes et pélerins présents. Il faut préciser que la Camel Fair est aussi l'occasion d'un pélerinage au temple dédié à Brahma (l'un des rares du pays, et le seul qui donne l'occasion à un pélerinage). Bref, je vous raconte pas le joyeux bazar dans ce petit bourg (vous savez, Bobital, au moment du festival, l'augmentation exponentielle du nombre d'habitants ? Ben là, c'est pire !). Après s'être un peu perdues, non, promenées dans le dédale des rues de Pushkar, nous avons trouvé le lieu de la foire (oui, parce que quand même, on est trop fortes !), un peu à l'écart du village, le campement des nomades, à l'entrée du désert. Site enchanteur, ma foi, mais première déception : les chameaux se faisaient rares, et les nomades commençaient à repartir : à l'avant-dernier jour de la Foire, il ne restait plus vraiment que les attrapes-touristes... et les touristes, par cars entiers d'américains "middle-aged", ceux qui dépensent tellement d'argent sur ce genre de sites qu'il n'est plus possible pour nous, étudiantes au budget ma foi limité, de négocier quoi que ce soit parmi les souvenirs proposés à la vente... Ô joie, ô bonheur...

Bref, on se balade un peu sur le campement, on en a plein les yeux, entre les splendides gitanes, les couleurs de leurs vêtements, les turbans des hommes, les quelques chameaux (multicolores, les chameaux), et juste la beauté sauvage du désert (un peu gâchées, c'est vrai, par les quelques camionnettes des nomades qui s'en vont)...

Puis, on va s'installer dans le stade près du campement, puisqu'une âme charitable (vraiment ?) nous a informé qu'une course de chameaux allait y avoir lieu d'ici peu de temps...

On a attendu deux bonnes heures... Dans la joie et la bonne humeur, s'il vous plaît, avant de décider qu'on en avait marre. Juste à ce moment-là, le spectacle a commencé. De chameaux point, mais des parachutistes (on a pas vraiment compris le lien...). Puis, à nouveau, attente (si si, ça va bientôt commencer !). On décide d'aller se dégourdir les jambes, on fait un tour sous la tente à souvenirs, et 10 minutes plus tard on était de retour au stade, où nous nous sommes aperçues que la "course" avait eu lieu pendant nos dix minutes d'absence. De rage, nous quittons la place, montons dans un bus qui nous ramène à peu près directement chez nous (oui bon, on est descendues un peu avant, mais un peu de marche à pied n'a jamais fait de mal à personne, n'est-ce pas...). Journée un peu... décevante, dirons-nous !


Le lendemain, armée d'une nouvelle motivation, avec une Zeliha un peu moins malade, après une bonne nuit et un bon petit-déjeuner dans notre restaurant Mickey, nous revoilà dans un bus pour Pushkar. On y croit !

Bon, les regards un peu insistants des autres passagers (un peu allumés) du bus nous refroidissent déjà beaucoup, mais alors la foule des grands jours dans Pushkar, une foule indienne qui te fait oublier que tu es toi (enfin jusqu'à ce qu'une main mal placée te le rapelle assez violemment) et ne te laisse aucune liberté de mouvement, là, ça nous a définitivement gonflées. On a cédé à l'attrape-touriste, grimpé sur des chameaux pendant une quinzaine de minutes (Rocky et Johnny de leurs petits-noms), fait un tour du campement, des jolies photos, puis on s'est enfuies à toute vitesse (on a même pris un taxi... crise d'agoraphobie aigue, quoi !). Vivement Udaipur, disait-on ! Et le lendemain, nous sommes donc montées dans un bus pour Udaipur, s'éloignant le plus vite possible de Pushkar et de sa Camel Fair que je déconseille totalement... So much pour l'enthousiasme des guides... On aurait mieux fait de suivre les trois petites dames du train !


dimanche 23 décembre 2007

Du 19 au 21 novembre : Goa

Direction Goa, donc, après cette semaine à Bombay...

Goa, Etat juste au Sud de Bombay, ancienne colonie portugaise, destination des hippies de toutes sortes, sur le retour de Khatmandou, depuis la fin des années 1960, et des fêtards qui aiment l'idée des raves sauvages sur les plages de sable blanc... Bon, en réalité, on a vu le côté calme de Goa, sa capitale, Panaji, et la plage de Colva Beach, pas trop trop hype, mais tranquille...

Commençons par le commencement -c'est souvent plus simple-, l'arrivée à Panjim/Panaji après un certain nombre de bus (une quinzaine, si je me souviens bien), depuis Bombay. Comme d'habitude, la première étape est la recherche d'un hôtel... Les prix, à Goa, font peur ! Pourtant, ce n'est pas encore la haute saison. Mais on finit par trouver, manger dans un petit restau à la gloire de Shah Rukh Khan (Bollywood nous poursuit...), puis on se promène dans la charmante petite ville de Panjim... Très influence portugaise, effectivement, entre sa jolie église catholique, ses azulejos... Un charme méditerranéen pour une ville sur la mer d'Oman... Surprenant !


Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket



On avait décidé d'une ballade à pied pour découvrir la ville. On voulait suivre le trajet conseillé du Lonely Planet... Mais une fontaine absente (ou déplacée ? volée peut-être ? cachée, dans un but mesquin ?) nous a fait nous perdre, manquant de repères (je sais, ce n'est pas vraiment étonnant...). Tant pis, on a du coup découvert un joli petit quartier sur les hauteurs de la ville, dérangé des enfants qui jouaient à cache-cache (et aidé un des gamins à tricher, sinon, c'est pas drôle...), et on a quand même retrouvé le chemin jusqu'à l'hôtel.


Le soir, on a voulu faire une petite croisière sur la Mandovi. Sur le papier, charmante idée... Mais la croisière familiale composée aux deux tiers d'un Comité d'Entreprise quelconque, avec l'animateur un peu beauf, et les danses traditionnelles promises qui avaient l'air d'ennuyer les danseurs...

Nous avons quand même eu le droit à une vue sur la prison de Panjim, qui abrite une population carcérale essentiellement... étrangère ! Beaucoup, beaucoup de blancs y purgent des peines pour consommation de drogue. Il faut dire qu'à Goa, les descentes pour consommation de hash, ne visent que les étrangers (parfois avec la complicité des hôteliers qui ont vendu l'herbe au préalable)... Population carcérale nombreuse, et recevant un traitement digne de Midnight Express (pour ceux qui ont vu ce super film - avec Mlle Bélanger, par exemple !)...

Mais la Mandovi est une belle rivière, et les photos de nuit, sur l'eau, moi j'aime toujours autant !


Photobucket



Le lendemain, nouveau trajet en bus, après avoir acheté des billets pour notre trajet vers le Rajasthan. Cette fois, direction une plage du Sud, Colva Beach, pour retrouver Frédéric, Jake et son amie Elise, en visite des Etats-Unis. Arrivées là-bas autour de midi, on prend une chambre dans le même hôtel qu'eux, et on se dirige vers la plage, où nous attendait un bateau pour une croisière "dauphins".


Photobucket
On en a vus, en plus !


Et pour le reste, ce sera deux jours de palmiers-cocotiers-sable blanc-baignades-cocktails-bons restos-serveurs qui te font de l'oeil ! Un peu de détente avant de reprendre la route !


Photobucket

Photobucket

Photobucket



La suite, c'est un bus pour Bombay, une attente interminable à la gare, un train qui part deux heures en retard, pour le Rajasthan, Ajmer très exactement... Train où nous rencontrerons trois indiennes et un bébé, charmantes, qui partageront leur nourriture avec nous, et nous inviteront à descendre avec elles pour visiter leur village... On aurait peut-être dû accepter... Mais nous sommes restées dans le train jusqu'à son terminus, Ajmer... Mais c'est une autre histoire !

A bientôt pour de nouvelles aventures !


Photobucket

mardi 18 décembre 2007

16 novembre : Hélène à Bollywood !

Reprenons...

Vendredi 16 décembre... On sort de l'hôtel, on marche dans les rues de Bombay, et on se fait aborder, par un type avec une carte de visite qui nous propose une place de figurante sur un tournage le soir-même. Ca tombe bien, Bollywood, c'était dans nos projets, à Bombay. On comprend pas tout ce que raconte le type, mais on dit, ok pour le rendez-vous devant le MacDo à 18h.

Arrivées à l'heure (si, si !), on attend un peu que les autres arrivent. Nous serons 6 sur le coup (Zeliha, moi, Ida la suédoise, Jack l'Irlandais, et deux autres hommes). Taxi, et nous voilà arrivé devant un grand bâtiment, au bout de MG Road, sans doute un lycée ou quelque chose du style... On nous case dans une pièce avec des bouteilles d'eau, puis on nous appelle les uns après les autres pour nous donner nos costumes et nous faire passer par l'étape coiffure. Très agréable, cette étape-là ! Par contre, nous n'aurons pas droit aux maquilleuses, mais tant pis...

On insiste un peu pour avoir des renseignements, et savoir ce qui est censé se passer dans ce film. Film de Ketan Mehta (connu pour le film Mangal Pandey), tourné en deux langues, hindi et anglais (ce qui fait qu'on a du tourner toutes les prises deux fois...), qui s'appelera en hindi Rang Rasiya, et en anglais "Colours of Passion" (rien que ça !), et qui raconte l'histoire de Raja Ravi Varma, un Raja-peintre de la fin du XIXe siècle, très connu en Inde, et qui estimait que l'art ne devait pas être le seul privilège des riches, mais devait être pour tout le monde. Dans ce film, Ravi Varma tombera amoureux d'une journaliste, qui acceptera de poser nue pour lui (si j'ai tout compris), sur fond des premiers mouvements pour une Inde indépendante, menés sous l'impulsion du jeune Congrès National Indien, qui formera plus tard le Parti du Congrès, l'un des plus importants de l'Inde.

Bref... La scène pour laquelle nous avons été recrutées était justement un meeting du Congrès, meeting au cours duquel Ravi Varma rencontrera pour la première fois la journaliste.

Quant à nous, en gros, notre rôle c'était "soit belle/blanche et tais-toi". Pas tout à fait vrai, en fait... On devait faire semblant d'être dans une discussion passionnée (mais silencieuse, pour qu'on entende l'actrice juste dernière nous), et aussi d'être scandalisées (en bonnes britanniques) par les idées d'indépendance de ces indiens... Faut dire, y'a pas idée...

Passons au plus intéressant, les photos !


14 novembre : Elephanta Island

vendredi 14 décembre 2007

Du 12 au 18 novembre : première étape, Bombay !

Après 29h de train depuis Chennai, Zeliha et moi sommes arrivées à Bombay le lundi 12 novembre, un peu avant 4h du matin. Nous avons attendu à la gare une heure décente pour aller se présenter à l'hôtel que nous avions repéré dans les guides,(un dortoir rendez-vous des sacs à dos du monde entier dans le quartier touristique de Colaba, Sud-Bombay), en observant le ballet des coolies, des vendeurs de thé, des passagers, des employés dans la gare, des chauffeurs des taxis de Bombay (jaunes et noirs, c'est un emblème de la ville) et des rickshaws à l'extérieur...


Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket


Arrivées à l'hôtel, nous avons obtenu deux lits, fait une sieste, puis nous sommes parties à pied à la découverte des quartiers de Colaba et de Churchgate, en direction de l'office du tourisme.

Hôtel Taj Mahal, Gateway of India, Université de Bombay, Haute Cour de Justice, bâtiments victoriens, bâtiments Art Déco... Les yeux ne s'ennuient pas, à Bombay !


Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket
Gateway of India, à l'entrée du port de Bombay

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket
Le Taj Hotel, un des plus luxueux du monde, et certainement le plus luxueux d'Inde. La prochaine fois, promis, on va économiser, et on y prendra un thé...

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket
Des immeubles sur Regal Circle, au Nord de Colaba, carrefour autour duquel on trouve toutes les architectures de Bombay, de la victorienne à l'Art Déco.

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket
La Haute Cour de Justice...

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket
... et la tour de l'horloge de l'Université.


Ensuite, nous nous sommes assises dans un parc, juste devant l'université, et évidemment, aussitôt, on a été envahies de gamins qui en voulaient à nos appareils photos (pas pour les piquer, mais pour être pris en photo...). On n'a pas vraiment résisté, ce qui donne ceci :


Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket


La suite de la journée, c'est notre première expérience du cinéma en Inde, avec le film Saawariya (je développerai ça plus tard).


Le lendemain, même genre de programme, balade à pied dans la ville. Cette fois, on entre aussi au Musée Chattrapati Shivaji, musée national avec pas mal de jolies pièces, notamment en sculpture, on s'approche de plus près de l'université (on entre même), qui nous fait rêver (une autre année à l'étranger ?!), puis passage par St Thomas Church, et le quartier du Fort, le tout pour nous emmener à nouveau au cinéma, voir Om Shanti Om, LE succès Bollywood de novembre.


Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket
L'université.

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket
St Thomas Church


Après ça, on a marché vers Marine Drive, LE rendez-vous de Bombay à la nuit tombée : une longue digue de plusieurs kilomètres, que les Mumbaiites appellent "le Collier de la Reine" à cause des multiples lampadaires qui illuminent cette digue qui fait le tour de la baie, à la nuit tombée. C'est vrai que c'est splendide. Et c'est assez passionnant d'observer le ballet des vendeurs de chai, de pani puri, de bel puri, de cacahuètes, les couples assis sur la digue, qui ont l'air bien plus libres qu'ailleurs dans le pays, les gens qui se promènenent, le trafic sur la grande avenue...


Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket



Le lendemain, ce sera Elephanta Island, je développerai dans un autre article (j'essaie d'organiser !).


Le jour suivant (jeudi, donc, si vous avez bien suivi...), nous partons encore plus loin au Nord, vers Mutton Street, la rue du marché des voleurs, à la recherche de trésors Bollywoodiens (des affiches notamment). Malheureusement, les magasins que nous voulions voir n'avaient pas l'air de vouloir ouvrir... Tous ces kilomètres à pied pour rien... Rien ou presque, parce que nous découvrons le quartier des marchés, le quartier musulman, qui est bien sympa, avec une ambiance de ruche, des gens partout, des cris, des appels des commerçants ("Come see my shop, ma'am, come see my shop !), des appels à la prière depuis les jolies mosquées du quartier...


Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket


Après cette tentative ratée de shopping, nous allons une nouvelle fois au cinéma, voir Jab We Met, cette fois, puis décidons de passer le reste de l'après-midi sur "Fashion Street", rue qui tient ses promesses, puisqu'on y trouve plein de fringues sympas à pas cher, de bijoux, de DVD pirates de Bollywood...

Le soir, après encore un peu de shopping dans Colaba, notre quartier, nous allons boire un verre au Léopold, le rendez-vous des backpackers de Colaba, l'institution du quartier !


Le lendemain matin, à la sortie de l'hôtel, nous sommes accostées par un type avec une carte de visite qui dit "Casting Planet" et nous propose des places de figurante dans un film de Bollywood. Tournage le soir même. On accepte, un peu hallucinées... Comme quoi, pour être remarquées par des producteurs, il m'aura suffit de marcher dans la rue et d'être moi-même :) . (Bon, ok, c'était pas des producteurs, mais une agence spécialisée dans le recrutement de figurants blancs...)

On passe la journée à acheter des billets pour descendre à Goa le 21 (et en Inde, acheter des billets de bus ou de train, ça prend du temps...), et à se promener dans les quartiers Nord de Bombay, notamment Goregaon, où nous essayons de trouver Film City... On ne sait toujours pas si on est vraiment entrées à Film City (cité résidentielle, dans ce cas-là, sans le moindre studio à l'horizon ?) ou si le chauffeur de rickshaw s'est moqué de nous...

Nous avions rendez-vous pour le tournage à 18h... Ca a duré toute la nuit, jusque 8h du matin... Détails et photos dans un autre article à venir !


Après cette nuit blanche, nous avons dormi une bonne partie de la journée (enfin, moi, surtout), puis aux alentours de 16h, nous sommes allées à Chowpatti Beach, le rendez-vous coucher-de-soleil de Bombay, en famille, en couple, entre amis... Nous sommes restées un bon moment sur la plage à observer la vie et à goûter aux fameux bel puri et pani puri de Chowpatti Beach avant de repartir pour un peu plus de shopping, puis de rentrer nous coucher.


Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket



Dimanche, dernier jour à Bombay, déjà ! Nous prenons un bus pour Malabar Hill, où nous nous promenons dans les Jardins Suspendus, qui ne sont pas vraiment suspendus, et n'égalent probablement pas ceux de Babylone... Quelques buissons taillés en forme d'animaux (plus ou moins reconnaissables), des vendeurs de cartes postales (les premières que nous ayons vues à Bombay !), et on a fait le tour. Nous redescendons vers le petit quartier de Banganga Tank, s'arrêtant au passage dans un temple jain.

Et ce quartier, nous avons un vrai coup de coeur ! Perdu au milieu de l'intense vie de Bombay, des grands buildings, du trafic, nous voici comme dans un petit village préservé, plein de charme, autour de son bassin sacré, avec ses ghâts, ses maisons hors du temps, ses enfants qui jouent, se baignent dans le bassin, les gens souriants, curieux mais gentiment. Personne n'essaie de nous vendre quoi que ce soit... On se repose, on observe la vie de ces gens...


Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket


La suite, c'est le bus pour Goa, à 19h ce soir-là. Mais c'est une autre histoire...